Bon, donc, j'ai enfin finit mon stage en épicerie (Note: Ne faites pas de stages en épicerie), j'ai enfin commencé le montage de la prochaine Kamen Review...
Tout se présente pour le mieux, si on excepte le fait que je n'ai rien publié depuis un mois...
Même mon compte Deviantart est laissé à l'abandon, et il est grand temps que ça change!
Par chance, je ne suis plus en stage en épicerie, maintenant, je suis en stage dans une librairie pour enfants (Oh, on a sidenote: Best Job Evah!), je suis un peu moins crevé en retrant, je devrais pouvoir poster la prochaine Kamen Review durant la première semaine de mars.
A part ça, le fait de travailler en librairie pour enfants me donne l'occasion/obligation de lire un paquet de livres, incluant des bouquins qui sont envoyés à la librairie gratuitement, histoire d'en faire la promotion avant la sortie.
Et du coup, je me suis dit que ça pourrait être sympa d'en poster quelques Review sur ce blog!
A commencer par le premier: "Pixel Noir", un livre de SF pour ado qui m'a été filé avant de démarrer le stage d'ailleurs, je m'en vais donc copier/coller la review écrite que j'avais faite pour l'occasion
Pixel Noir est un roman de Science-fiction, écrit par Jeanne-a debats et mettant en scène Pixel Sénac, un jeune adolescent du 22ème siècle, doté d'excellentes compétences en informatique, ainsi que de deux parents peu concerné par son éducation:
La mère est une sommité dans la scène des hautes technologies, mais persiste à laisser ses inventions dans le domaine public, et ne récupère donc rien sur l'argent engrangé par ses shareware, pourtant utilisé dans le monde entier, et le père semble plus soucieux d'éviter que le comportement exagérément rebelle de Pixel ne lui donne mauvaise réputation.
"Ce qui m'intéresse, c'est de construire et d'inventer. C'est là
que je me sens vivante et
utile. Tu penses que je suis monstrueuse parce que je suis une femme. Si ton
père avait été à ma
place, vous auriez tous souri de ses manies, j'en suis sûre"
Jackie Sénac, mère de Pixel; Chapitre 1
Pixel vit donc en Amérique, en Nouvelle-Angleterre, et jongle de lycée
en lycée, d'internat en internat, au gré de ses crises de rébellion et de ses
exclusions. C'est dans ce contexte que, alors qu'il s'était introduit par
effraction dans le salle des serveurs de son lycée actuel pour venir à bout de
quelques pare-feu l'empêchant d'utiliser Internet à sa guise, que Pixel fait
une mauvaise chute, et se blesse grièvement.
Après l'avoir transféré dans un hôpital Bostonien, on apprend à Pixel
qu'il va participer à un programme relativement récent nommé le "Virtuel
Médical de Transition", en résumé, pendant toute la durée de son
hospitalisation, la conscience de Pixel sera transféré dans un environnement
virtuel, dans lequel il profitera d'un lieu de repos adapté, rencontrera
d'autres adolescent hospitalisé et pourra continuer ses études.
"Vous aurez l'impression d'être réveillé, avec le même corps, les mêmes sensations: vous
aurez faim si vous ne mangez pas, vous aurez sommeil si vous ne dormez pas, ou froid si vous ne vous
couvrez pas, que sais-je?"
Doc Brown (huhu), I.A n°3 du Boston Mercy Hospital; Chapitre 4
Mais cela n'est que la théorie, dans la pratique,
Pixel découvrira un environnement virtuel laissé pour ainsi dire à l'abandon,
avec à sa tête un adolescent mégalomaniaque du nom de Damon, qui, non content
régner en despote sur les autres pensionnaires, bannit sur une base régulière
ses opposants dans ce qu'on suppose être un équivalent virtuel des limbes, et
tente par tous les moyens de programmer pour son compte des armes à feu afin de
fournir encore plus d'appui à sa dictature et d’éliminer ses opposants.
Et pour ne rien arranger, Pixel découvrira que l'environnement virtuel est de plus en plus instable, à tel point qu’il pourrait bien s’écrouler sur lui-même d’ici peu, et que si un tel évènement se produit, cela couterait à tous la vie à tous les pensionnaires.
C’est donc à lui, et aux compagnons qu’il se fera
durant cette aventure, que revient la tâche de parvenir à contacter les
autorités de l’hôpital, sauver tous les pensionnaires et mettre un point final
au règne despotique de Damon.
L’histoire étant résumé, il convient de souligner que,
bien qu’appartenant techniquement au genre de la science-fiction, le livre
tient, aussi bien dans la forme que dans le fond, beaucoup du roman d’aventure
ou de fantasy pour adolescent.
L’environnement virtuel dans lequel évoluent les personnages fonctionne pour ainsi dire exactement comme le « Narnia » de Lewis ou l’île déserte de « Sa majesté des mouches », de Goldling (Référence on ne peut plus assumée, comme en témoigne la présence du livre dans les bagages de Pixel lors de son arrivée dans le Virtuel Médical) :
L’environnement virtuel dans lequel évoluent les personnages fonctionne pour ainsi dire exactement comme le « Narnia » de Lewis ou l’île déserte de « Sa majesté des mouches », de Goldling (Référence on ne peut plus assumée, comme en témoigne la présence du livre dans les bagages de Pixel lors de son arrivée dans le Virtuel Médical) :
Le monde virtuel est principalement là pour justifier
l’absence de figures adultes, forçant donc les adolescents que sont les
protagonistes de l’histoire à mener leurs aventures seuls.
Ceci, à mon sens, est un premier problème: A quelques
exceptions près, et d’un point de vue strictement narratif, peu de choses
justifie la présence dans l’histoire d’un environnement virtuel, tant tout en
lui rappelle plus l’univers enchanté que l’environnement informatique :
Quand le monde glitch, il ne glitch pas comme le ferait un univers programmé : Le décor ne se charge pas de symboles et de lettres organisées de manière chaotique, les objets n’échangent pas leurs palettes de couleurs, les corps ne tentent pas d’occuper à plusieurs le même espace.
Non, a la place, le temps se détracte, les plantes poussent à une vitesse surnaturelle, le beau temps laisse place à la neige en une fraction de secondes, encore une fois comme le ferait un monde de fantasy en perdition.
Quand le monde glitch, il ne glitch pas comme le ferait un univers programmé : Le décor ne se charge pas de symboles et de lettres organisées de manière chaotique, les objets n’échangent pas leurs palettes de couleurs, les corps ne tentent pas d’occuper à plusieurs le même espace.
Non, a la place, le temps se détracte, les plantes poussent à une vitesse surnaturelle, le beau temps laisse place à la neige en une fraction de secondes, encore une fois comme le ferait un monde de fantasy en perdition.
«Ça voulait dire que la nature dans ce virtuel ne suivait PAS les lois
naturelles… Elle poussait considérablement plus vite »
Pixel ; Chapitre 6
Pixel ; Chapitre 6
Ce qui fait que le livre à par moments un arrière gout
de Fantasy pour ado, caché sous une couche de vernis S.F.
Mais, fort heureusement, si on gratte cette couche de
vernis, on y trouvera un roman pour ado somme toute très correct.
L’histoire celle que l’on attends : Le héros,
Pixel, ainsi que ses deux compagnons de fortune, Solfé, une opposante de Damon
ayant accès a un poste de contrôle, lui permettant de reprogrammer dans une
certaine mesure le Virtuel Médicale, et Sam, un jeune Texan homosexuel, doivent
empêcher leur environnement de s’écrouler sur lui-même, et devront donc
parcourir le virtuel dans toute sa longueur, tout en déjouant les plans de
Damon et de ses séides qui compte bien les empêcher de mener leurs quêtes à
bien.
Bien que l’intrigue n’amène aucun élément vraiment
nouveau au genre, il nous sert une aventure simple, directe et pas désagréable
à suivre pour un sou.
Par ailleurs, et bien que j’ai pu critiquer le côté un
poil « décoratif » de l’aspect Science-Fiction, l’auteur arrive de
manière assez habile à rendre crédible bon nombre d’aspect de l’environnement
virtuel : Par exemple, les armes à feu que Damon convoite tant existe dans
le virtuel car, avant d’être utilisé à des fins médical, le programme a été
pensé à des fins d’entrainement militaires, et que les données des armes n’ont
pas été effacé du programme, simplement rendu inaccessibles par des moyens
traditionnels.
Maintenant, toute personne un tant soit peu familière avec les programmes informatiques et les jeux vidéo savent que découvrir dans le code source des éléments issus d’autres programmes utilisant le même moteur n’a rien d’extraordinaire, il est donc crédible que des données issus du premier programme se retrouvent dans la version actuelle, ce qui témoigne d’une certaine compréhension du milieu informatique.
Maintenant, toute personne un tant soit peu familière avec les programmes informatiques et les jeux vidéo savent que découvrir dans le code source des éléments issus d’autres programmes utilisant le même moteur n’a rien d’extraordinaire, il est donc crédible que des données issus du premier programme se retrouvent dans la version actuelle, ce qui témoigne d’une certaine compréhension du milieu informatique.
Ce qui rend d’autant plus bizarre les instants où des
énormités comme celles-ci surgissent :
« Bref, j’avais mon MP10 sur moi ce jour-là, parce que je ne
supporte pas de vivre sans musique »
Sam ; Chapitre 15
(Pour information pour les moins au courants :
Non, les lecteurs .mp3 et .mp4 ne sont pas appelés comme ça parce qu’ils sont
la suite des lecteurs « .mp1 » et « .mp2 », le .mp3 et le
.mp4 sont des algorithmes et des normes de données multimédia qui font partie
de standards créé par la MPEG (ou Moving Pictures Expert Group), et lesdits
lecteurs ne sont nommés ainsi que parce qu’ils peuvent lire les dits fichiers,
un iPod, par exemple, n’est, au sens strict du terme, ni un lecteur .mp3 ni
.mp4, car il peut lire d’autres types de fichiers)
Et puisque l’on parle d’éléments distrayants : le
livre entend, à plusieurs reprises, nous éduquer sur la question de
l’homosexualité, via le personnage de Sam, homosexuel de son état.
Ce qui pose problème ici n’est pas dans la manière dont le sujet de l’homosexualité est traité : Sam n’est pas caricaturale et ne se définit pas uniquement par son orientation sexuelle. Mais en même temps son homosexualité n’est pas purement décorative, et joue un rôle dans l’intrigue générale, bien que secondaire.
De plus, le livre étant destiné à un public adolescent, l’approche utilisée pour aborder le sujet ne manque pas forcement de pertinence.
Non, le problème vient de la façon dont est gérée la question du préjugé.
Ce qui pose problème ici n’est pas dans la manière dont le sujet de l’homosexualité est traité : Sam n’est pas caricaturale et ne se définit pas uniquement par son orientation sexuelle. Mais en même temps son homosexualité n’est pas purement décorative, et joue un rôle dans l’intrigue générale, bien que secondaire.
De plus, le livre étant destiné à un public adolescent, l’approche utilisée pour aborder le sujet ne manque pas forcement de pertinence.
Non, le problème vient de la façon dont est gérée la question du préjugé.
En effet, Sam est Texan, et le livre se plait à nous
répéter que les homosexuels sont systématiquement pointé du doigt là-bas, que
l’homophobie est pour ainsi dire un sport national et qu’il y est presque
illégal d’être gay.
« Il y a des tas d’endroits sur Terre désormais où tu peux grandir
à peu près tranquille quand tu es homo, mon cher, mais le Texas n’en fait
toujours pas partie. Le monde retient son souffle en attendant que ces sauvages
daignent rejoindre les rangs de l’humanité. Pour l’instant, ils en sont
loin… »
Sam ; Chapitre 16
Et cela mérite deux mises au point :
La première, bien que certes, la sodomie est
techniquement interdite au Texas, et que la constitution de l’état contient
encore à ce jour des éléments anti-homosexualité (Bien qu’il faille relativiser
et différencier constitution et loi : Si l’on s’en réfère à la constitution
seule, les Américains devraient encore assassiner les Britanniques qui foule du
pied le territoire Américain, dans le fait le meurtre d’Anglais n’est pas
vraiment encouragé par la Maison Blanche), Il convient de noter que Houston,
plus grande ville du Texas et du sud des Etats-Unis, a, en 2009, élu comme
maire Anise Parker, candidate démocrate ouvertement lesbienne.
Faisant de Houston la quatrième ville des Etats-Unis à avoir élu un maire gay, après Portland, Providence et Cambridge.
Et plusieurs villes du Texas, dont notamment Dallas, accueille à ce jour des Gay Pride, la question
Faisant de Houston la quatrième ville des Etats-Unis à avoir élu un maire gay, après Portland, Providence et Cambridge.
Et plusieurs villes du Texas, dont notamment Dallas, accueille à ce jour des Gay Pride, la question
La deuxième : Malgré tout ce que je viens de
citer, je veux bien croire qu’il ne soit pas toujours facile aujourd’hui pour
un jeune du Texas de vivre ouvertement son homosexualité, ce n’est déjà pas
facile en France (Quand bien même le livre semble persuadé que la France est un
pays de tolérance et de paix, il y a eu, pour information, 122 cas témoigné
d’agression armé pour des raisons d’homophobie en France, ce qui représente 7%
des cas d’actes homophobes témoigné dans le pays).
Mais voilà : l’histoire se déroule en 2119 ! Le lecteur est supposé croire qu’en un siècle, les mentalités n’ont toujours pas évolué et que malgré le nombre toujours croissant d’états américain légalisant le mariage homosexuel, la question de l’homophobie sera toujours au même point au Texas en 2119, quand bien même on pourrait pour une telle date s’attendre à ce que même le Liban autorise le mariage gay.
Mais voilà : l’histoire se déroule en 2119 ! Le lecteur est supposé croire qu’en un siècle, les mentalités n’ont toujours pas évolué et que malgré le nombre toujours croissant d’états américain légalisant le mariage homosexuel, la question de l’homophobie sera toujours au même point au Texas en 2119, quand bien même on pourrait pour une telle date s’attendre à ce que même le Liban autorise le mariage gay.
D’autant que ce n’est pas le seul moment potentiellement
malveillants à l’égard de la communauté Américaine, Damon notamment n’est en
somme, guère plus que l’immense cliché du Bully à l’américaine : On
l’imagine presque être quater back de son équipe de football et d’avoir la Chef
des pom-pom girl/Reine du ball comme petite amie. Et pour ne rien arranger, il
est bien évidemment un fervent défenseur de l’auto-défense et de la
légalisation des armes à feu.
« Et toi, français ? C’est vrai que chez vous on ne fait pas confiance aux citoyens pour assurer leur propre sécurité »
Damon ; Chapitre 8
(Je le rappelle, 2119, et pourtant Damon parle comme
si la guerre de Sécession avait eu lieu la veille)
Et puisque l’on parle des antagonistes, il est
également bon de noter que ces derniers sont probablement un point faible de
l’histoire : Ils ne sont non seulement pas des plus intéressants, Damon,
comme je l’ai dit, n’est guère plus qu’un cliché de voyou costauds et
autoritaire, et je crois bien que sa petite amie n’a pas droit à la moindre
ligne de dialogue, mais ils échouent aussi à être une menace légitime : A
moult reprise le livre nous rappelle que Damon est un incompétent qui n’arrive
pas à la cheville ni de Pixel ni de Solfe en terme de technique de
programmation. La seule chose qu’il ait pour lui est d’avoir une armada de
séides à ses ordres, mais malheureusement ces derniers font preuve
régulièrement d’une bêtise confondante, de sorte que l’on ne craint jamais
vraiment pour les héros, qui semblent avoir tout pour eux.
Au final la vraie menace vient plutôt de
l’incompétence des médecins supposés gérer cet environnement virtuel, et, bien
que cette incompétence soit en partie voulue, le trait est forcé à l’excés, à
un tel point que le tout en devient presque comique: Bien que l’action se situe
dans un hôpital situé dans la plus grande ville du sud des Etats-Unis et l’une
des plus grandes villes d’Amérique, pas un seul programmeur de talent n’a
vérifié l’état du programme, pas un seul médecin ne vient de temps en temps
pour voir comment vont les patients
(Ne serait-ce pour fournir un soutien psychologique… Soutien dont ces enfants ont probablement besoin considérant le fait qu’ils sont bloqués dans une dimension loin de tous ceux qu’ils aiment et connaissent, ayant pour seule certitude le fait que leurs véritable corps est en piteux états et peut ne pas tenir le coup).
Sans oublier le fait que aucun parents ne soit jamais venu voir aucun des adolescents interné (Ce qui, je le souligne, est établi dans l’histoire comme étant possible) et que, comble du comble : Il est impossible d’avoir, de l’extérieur, une vision de l’état du Virtuel Médical (Le livre affirme que c’est ainsi avec tous les programmes et jeux en réalité virtuel, ce qui amène à se demander si TOUS les programmeurs de cet univers ne sont pas incompétent, parce que ne pas être capable de gérer ce qui se passe dans son univers en ligne doit vraiment être extrêmement inconvenant pour un modérateur).
(Ne serait-ce pour fournir un soutien psychologique… Soutien dont ces enfants ont probablement besoin considérant le fait qu’ils sont bloqués dans une dimension loin de tous ceux qu’ils aiment et connaissent, ayant pour seule certitude le fait que leurs véritable corps est en piteux états et peut ne pas tenir le coup).
Sans oublier le fait que aucun parents ne soit jamais venu voir aucun des adolescents interné (Ce qui, je le souligne, est établi dans l’histoire comme étant possible) et que, comble du comble : Il est impossible d’avoir, de l’extérieur, une vision de l’état du Virtuel Médical (Le livre affirme que c’est ainsi avec tous les programmes et jeux en réalité virtuel, ce qui amène à se demander si TOUS les programmeurs de cet univers ne sont pas incompétent, parce que ne pas être capable de gérer ce qui se passe dans son univers en ligne doit vraiment être extrêmement inconvenant pour un modérateur).
Et, même si je donne l’impression de m’attarder sur
les défauts, ces derniers ne détruisent pas complétement le livre, mais
compliquent la tache quand il s’agit de profiter des quelques bonnes idées
d’intrigue : Bien que plus proche de la magie que de la réelle
programmation, les instants ou Pixel et Solfe reprogramment le Virtuel mènent
vers des possibilités intéressantes, même si non-exploitées jusqu’au bout.
Bien que maladroit dans sa démarche, le livre tente de véhiculer des notions de tolérance, notamment vis-à-vis de la gent féminine et de la communauté homosexuelle.
Bien que maladroit dans sa démarche, le livre tente de véhiculer des notions de tolérance, notamment vis-à-vis de la gent féminine et de la communauté homosexuelle.
Et la manière dont l’aventure amène Pixel et sa mère à se rapprocher et à se rendre compte tous les deux de l’importance que l’autre a à ses yeux, sans pour autant forcer la mère à intervenir directement dans l’histoire, et donc à tomber dans la facilitée, est amenée de manière subtile, bien que malheureusement, c’est un peu dur de vouloir du fond du cœur voir les deux se retrouver, quand sort de la bouche de la mère des paroles telles que :
« Mais je n’ai JAMAIS voulu d’enfant. Il n’a JAMAIS été question
que je « joue mon rôle de mère » et c’était le marché que j’avais
passé à l’époque avec Philippe : il devait s’occuper de toi. J’avais assez
perdu de temps et d’énergie en étant enceinte. Je ne voulais pas de ce rôle, ça
m’aurait empêchée de travailler et c’était mon droit le plus strict »
Jackie Sénac ; Chapitre 1
Et, bien que l’on puisse argumenter qu’elle spécifie à
plusieurs moments durant la conversation qu’elle aime son fils maintenant qu’il
est là, il s’agit toujours d’une mère expliquant à son fils qu’elle ne voulait
pas de lui à la naissance, et parlant de lui comme d’une nuisance, le capital
sympathie que je peux avoir pour ce personnage s’en est irrémédiablement
retrouvé entamé.
Et c’est au final le ton général du livre : Pour
chaque chose qu’il réussit, il y a toujours une ombre qui vient noircir le
tableau, et pour chaque problème, on ne ressent à chaque fois derrière que les
meilleures intentions du monde mal exécutée :
Les héros sont agréables à suivre, mais mériteraient plus de développement, l’univers est intéressants, mais trop peu exploité, l’aventure est fluide, mais manque de moment mémorable, le livre tente de combattre certains stéréotype, mais en renforce d’autres par la même occasion.
Les héros sont agréables à suivre, mais mériteraient plus de développement, l’univers est intéressants, mais trop peu exploité, l’aventure est fluide, mais manque de moment mémorable, le livre tente de combattre certains stéréotype, mais en renforce d’autres par la même occasion.
En un mot : Le livre est perfectible, le mal à
l’intérieur n’est pas suffisant pour masquer le bon, mais le bon n’est pas
assez bon pour faire oublier le mal.
Cependant, considérant le fait que le livre est plus
rapide à lire que ce à quoi l’on pourrait s’attendre (Le livre est morcelé en
petits chapitres, de sorte qu’il y a un nombre non négligeables de pages
simplement blanches et de grands vides), le livre pourrait presque être
recommandé sans trop de risque
Presque…
Car il y a un dernier point qui peut potentiellement
fâcher : La fin, plus spécifiquement, l’épilogue. L’acte (que je ne peux
malheureusement pas révéler de peur de dévoiler des éléments majeurs de
l’intrigue) commis par les personnages en cette fin de livre, en plus de poser
des problèmes de logique à froid, peut-être en grand désaccord avec vos
croyances et vos valeurs, aussi, je ne saurais recommander le livre qu’à un
public d’une certaine maturité, au-delà des 14 ans.
Pour les plus jeunes, j’encourage les parents à lire le livre une première fois, avant de décider si oui ou non ils souhaitent que leurs enfants soient mis en contact à cet âge avec de telles idées.
Pour les plus jeunes, j’encourage les parents à lire le livre une première fois, avant de décider si oui ou non ils souhaitent que leurs enfants soient mis en contact à cet âge avec de telles idées.
Sinon, si vous êtes un adulte, et que vous avez un
faible pour la littérature adolescente et la Science-Fiction, ce livre n’en est
pas un mauvais représentant.
En ce qui me concerne, le livre s’est avéré une expérience
en dent de scie, entre la joie de suivre une aventure simple, et la confusion
devant les éléments les plus absurdes.
Mais au moins, il m’a encouragé à me renseigner sur
l’état de la loi Texane vis-à vis des homosexuels, c’est déjà ça.
Bon, pour parlez d'autres choses, est-ce que quelqu'un ici a joué à Guacamelee?
De dju, que ce jeu est génial!
Cette image hurle Game of the year ou quoi?
C'est grossomodo un Metroidvania a la sauce mexicaine, et le héros est un luchador!
Je répéte! Un Metroidvania où le héros est un luchador!
Pourquoi est-ce que vous n'êtes pas un train d'acheter ce jeu à l'instant?!
Est-ce que j'ai oublié de mentionner que l'on controle un luchador? Parce que c'est le cas!
Non, mais sérieusement, si vous êtes un fan des Metroid et des Castlevania façon Symphony of the night, essayez Guacamelee!
Pourquoi est-ce que vous n'êtes pas un train d'acheter ce jeu à l'instant?!
Est-ce que j'ai oublié de mentionner que l'on controle un luchador? Parce que c'est le cas!
Non, mais sérieusement, si vous êtes un fan des Metroid et des Castlevania façon Symphony of the night, essayez Guacamelee!